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Planches canadiennes en robinier : bardage agricole, bergerie et abris

Photo du rédacteur: Ferdinand Terlinden
Ferdinand Terlinden
il y a 2 heures
9 min de lecture

Série Robinier · Autorité « choisir selon l'usage »

Moins chère qu'un bardage abouté et plus simple à poser, mais rustique — et ce que le robinier y change

Une planche canadienne est une planche avivée d'un seul côté : une rive sciée droite, l'autre laissée telle que la grume l'a donnée, avec sa flache — le bord arrondi du tronc. C'est la différence avec la planche non avivée, qui garde ses deux bords naturels. Face à un bardage en lames aboutées, elle coûte moins cher et se pose plus simplement : pas de profil à emboîter, pas de calepinage au millimètre. En échange, l'aspect est franchement plus rustique. Chez Acacia Bois : 0,5 à 4 m de long, 10 à 40 cm de large (largeur mesurée au milieu, entre écorce), 20 à 22 mm d'épaisseur pour le bardage, en qualité AB ou C — et 2 m au maximum en version poncée et purgée d'aubier.

En robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia, commercialisé sous le nom d'acacia), la planche canadienne atteint la classe d'emploi 4 (NF EN 335) sans aucun traitement : elle se pose telle quelle sur une bergerie, un hangar ou un abri, sans biocide au contact des animaux. Pour la commande, raisonnez en mètres carrés, l'unité dans laquelle nous vendons : partez de la surface de façade, ajoutez environ 25 % parce que les planches se recouvrent, puis 10 % pour le tri et les recoupes. Comptez donc à peu près 1,4 m² de planches pour 1 m² de façade couverte.

10 à 40 cm de large

La largeur suit celle de la grume : c'est ce qui rend le produit économique, et ce qui impose de trier avant de poser.

Bardage extérieur en planches canadiennes de robinier non avivées, bords naturels de grume apparents
Bardage en planches canadiennes de robinier : chaque rang garde sur une rive le bord naturel de la grume. C'est le tri par largeur, fait avant la pose, qui décide de la régularité de la façade.

Planche canadienne, planche avivée, bardage profilé : quelle différence ?

Une planche avivée a ses deux rives sciées parallèles. Obtenir cette forme oblige le scieur à couper de la matière de chaque côté sur toute la longueur — perte lourde sur un robinier, qui pousse flexueux, c'est-à-dire courbe. La canadienne n'en avive qu'une : la rive droite donne une ligne de référence à la pose, la rive naturelle absorbe la courbure de la grume. Rendement matière élevé, prix au mètre carré plus bas. La première tranche prise sous l'écorce, avivée d'aucun côté, s'appelle la dosse.

Le bardage profilé est un troisième produit : lames rabotées sur quatre faces, profil losange ou rainure et languette — nos lames aboutées, traitées dans « Terrasse et bardage en robinier abouté ». Le vocabulaire flotte : « planche canadienne » désigne le bord naturel en Belgique et dans le nord de la France, quand « bardage canadien » désigne ailleurs une lame biaisée profilée en usine. Demandez la fiche technique du produit avant de commander : les nôtres donnent les dimensions, les qualités et le profil exact de chaque gamme.

Planches d'acacia non avivées de 22 mm d'épaisseur triées à l'atelier avant expédition
Planches de 20 à 22 mm d'épaisseur : sur un bardage à recouvrement, l'épaisseur de chaque planche s'ajoute à celle du rang précédent — la garder fine est ce qui maintient la façade à plat contre le mur.

Qu'est-ce que le robinier change sur une planche canadienne ?

La planche canadienne courante est en épicéa, en sapin du Nord ou en douglas : ces essences plafonnent à la classe d'emploi 3, et passent donc par un traitement autoclave ou se remplacent en dix à quinze ans.

Le robinier atteint la classe de durabilité 1-2 (EN 350), donc la classe d'emploi 4 (NF EN 335) sans aucun traitement : environ 30 ans au contact du sol, davantage en façade ventilée. Notre robinier de Roumanie, scié à Teiu, dans la province de Hunedoara, affiche une densité d'environ 740 kg/m³. Dans un bâtiment d'élevage : aucun biocide là où les animaux lèchent et rongent le bois, et un entretien limité au nettoyage.

Comment pose-t-on un bardage en planches canadiennes ?

Première opération : retirer l'écorce restée sur la flache. L'écorce du robinier se décolle en séchant, retient l'eau et abrite les insectes ; un coup de plane ou de brosse métallique sur bois sec suffit. Un bord écorcé grise proprement, un bord brut se dégarnit par plaques en deux hivers.

La pose horizontale à recouvrement domine sur un bâtiment agricole ; la pose verticale, planche sur planche ou planche et couvre-joint, demande un lattis horizontal percé d'ouvertures d'aération. Le bardage se fixe dans tous les cas sur un lattis — les tasseaux qui décollent les planches du mur — de 24 mm minimum, entraxe (distance d'axe en axe) de 40 à 60 cm, lame d'air ouverte en haut et en bas, première planche à 20-30 cm du sol.

L'épaisseur compte plus qu'on ne le croit. Nos planches de bardage font 20 à 22 mm, et cette finesse est voulue. À chaque recouvrement, la planche du dessus se relève de toute l'épaisseur de celle du dessous : plus la planche est épaisse, plus elle se met en biais et plus le bardage s'écarte du mur, rang après rang. Une planche fine reste presque à plat, le plan de façade reste droit et la fixation travaille dans l'axe.

Posez la rive droite vers le bas, en ligne de référence, et laissez la rive naturelle recevoir le rang suivant. Le recouvrement se cale sur la planche la plus étroite du lot, jamais sur la largeur moyenne : 4 cm sur un bord naturel, contre 15 à 20 mm sur une lame calibrée. La visserie est en inox sans exception : le robinier est acide (pH ≈ 4,5) et corrode l'acier ordinaire. Pré-percez, et ne faites jamais passer une vis à travers les deux planches d'un recouvrement : une seule ligne de fixation par planche et par tasseau, sinon une planche de 30 cm fend au premier été sec. Voir « Visserie et fixations pour le robinier ». Prévoyez enfin le retrait : une planche livrée fraîche de sciage perd de la largeur en séchant. Sur un bardage à recouvrement, ce retrait est absorbé par le recouvrement lui-même — raison de plus pour le prendre large — mais une planche bloquée par deux lignes de vis ou serrée contre sa voisine finira par fendre ou par ouvrir un jour.

Bergerie et bâtiment d'élevage : que vaut la planche canadienne ?

Dans une bergerie, le bardage coupe le vent sans fermer le bâtiment, laisse sortir l'humidité et encaisse les chocs. L'hygrométrie monte vite — animaux, litière, ammoniac — et une paroi bois ventilée par l'arrière tamponne ces variations, là où la condensation ruisselle sur une tôle. À claire-voie, planches espacées de 2 à 4 cm, la planche canadienne ventile ; à recouvrement, elle ferme un local de stockage.

Bergerie en bardage de planches canadiennes de robinier avec claires-voies et toiture en bardeaux de bois
Bergerie neuve bardée de planches de robinier non avivées, sous une couverture en bardeaux de bois : les bords naturels donnent le rythme de la façade, les claires-voies hautes ventilent le bâtiment, et rien n'a reçu de traitement là où les animaux lèchent et rongent le bois.

Le robinier est un bois dur, et il encaisse le frottement d'un troupeau, le coup de corne et le rongement bien mieux qu'un résineux tendre, sans apporter de produit chimique. La toxicité de l'écorce fraîche est traitée dans « Clôtures et ganivelles en acacia » : ici le bois est écorcé, donc inerte.

Hangar, abri, brise-vue : les autres usages

Hors élevage, la planche canadienne couvre tout ce qui n'exige pas une façade calibrée : hangar, appentis, abri de jardin, bardage de garage, parois et fond de bac, clôture pleine et brise-vue. Sur un brise-vue, le rythme irrégulier des largeurs se lit comme un parti pris.

L'aspect est rustique et assumé — bord ondulant, traces de scie, nœuds apparents. Le robinier passe du jaune-vert au brun puis au gris argenté sans perdre sa durabilité, sujet traité dans « Grisaillement et entretien du robinier » ; sur un bord naturel, ce grisaillement uniformise l'ensemble.

Quelle qualité choisir, et quelle quantité commander ?

Deux qualités au catalogue. La qualité AB est la plus propre, nœuds sains et limités : brise-vue vu de près, annexe habitée. La qualité C accepte les nœuds noirs et ceux de plus de 3 cm ; sur une bergerie ou un hangar, elle fait le même travail pour moins cher, à durabilité identique.

Une troisième option existe, en dehors du catalogue courant : la planche poncée et purgée d'aubier. On retire l'anneau clair du pourtour et on ponce les faces ; il ne reste que du duramen, doux au toucher et sans échardes. C'est le produit demandé pour les parois et les murets des plaines de jeux, des cours d'école et des abris à hauteur d'enfant, partout où le bois est touché en permanence — un usage développé dans « Aires de jeux et cours d'école en robinier ». Une limite à connaître avant de dessiner : en poncé purgé d'aubier, les longueurs s'arrêtent à 2 m. Purger l'aubier sur toute la longueur d'une planche flexueuse suppose en effet une bille droite et saine sur toute la pièce, et au-delà de 2 m le tri devient trop sévère pour être tenable.

Planches de robinier non avivées poncées et purgées d'aubier empilées à la scierie de Teiu
Planche non avivée poncée et purgée d'aubier : l'anneau clair du pourtour est retiré, il ne reste que le duramen, doux sous la main et sans échardes — c'est ce produit-là que demandent les parois des plaines de jeux et des cours d'école.

La quantité se calcule en mètres carrés, et en deux majorations. Partez de la surface de façade à couvrir, ouvertures déduites. Ajoutez d'abord le recouvrement, car une planche ne montre jamais toute sa largeur : le rang suivant lui en reprend 4 cm. Sur des planches de 30 cm, cela coûte 15 % de surface en plus ; sur des planches de 18 cm, 30 %. Retenez 25 % pour un lot panaché, ce qui est le cas courant. Ajoutez ensuite 10 % pour les recoupes, le tri et les planches écartées. Au total, commandez environ 1,4 m² de planches par mètre carré de façade : 100 m² de bardage demandent à peu près 140 m² de planches. Si vous raisonnez en volume, un mètre cube de planches de 20 à 22 mm représente 45 à 50 m² de planches, soit de l'ordre de 33 à 35 m² de façade posée.

Reste à dire où ce produit ne convient pas. La largeur irrégulière complique le calepinage — le plan de répartition des planches sur la façade — et impose un tri sur chantier : le temps de pose augmente. Les longueurs s'arrêtent à 4 m, et à 2 m seulement en version poncée et purgée d'aubier. L'aspect rustique ne va pas sur une façade contemporaine, où il faut une lame profilée : voir « Terrasse et bardage en robinier abouté ». Et 20 mm de robinier pèsent environ 15 kg par mètre carré, une fois et demie un douglas de même épaisseur.

À retenir

· La planche canadienne est avivée d'un seul côté : une rive sciée droite, une rive naturelle. La planche non avivée, elle, garde ses deux bords naturels. Moins chère qu'un bardage abouté et plus simple à poser, mais d'aspect rustique.

· En robinier, la planche canadienne atteint la classe d'emploi 4 (NF EN 335) sans traitement : aucun biocide dans le bâtiment d'élevage.

· Le recouvrement se cale sur la planche la plus étroite du lot, environ 4 cm, une seule ligne de vis inox par planche et par tasseau.

· Quantité à commander : la surface de façade, plus 25 % de recouvrement et 10 % de recoupes, soit environ 1,4 m² de planches par m² de façade — ou 1 m³ pour 33 à 35 m².

· L'écorce restée sur la flache se retire avant la pose : elle se décolle en séchant et retient l'eau.

· Ce n'est pas un bardage architectural : largeur irrégulière, longueurs limitées à 4 m — 2 m en poncé purgé d'aubier —, tri et pose plus longs.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une planche canadienne, et pourquoi coûte-t-elle moins cher qu'une planche avivée ?

Une planche canadienne est avivée d'un seul côté : une rive sciée droite, l'autre conservant le bord naturel de la grume, avec sa flache arrondie. Une planche avivée a ses deux rives sciées parallèles, ce qui oblige le scieur à couper de la matière sur toute la longueur, d'autant plus sur un robinier qui pousse courbe. La canadienne évite la moitié de cette perte : le rendement matière est bien meilleur et le prix descend. À ne pas confondre avec la planche non avivée, qui garde ses deux bords naturels.

Faut-il retirer l'écorce restée sur le bord d'une planche canadienne ?

Oui. L'écorce du robinier se décolle en séchant, retient l'eau derrière elle et abrite les insectes : elle tombe par plaques et laisse un bord sale et humide. Un coup de plane, de racloir ou de brosse métallique sur bois sec suffit à la retirer avant la pose ; le bord écorcé grise ensuite avec le reste de la façade. Vérifiez l'état du lot à la commande : selon la durée de séchage, une partie de l'écorce est déjà tombée.

Peut-on utiliser des planches canadiennes en bardage de maison d'habitation ?

Techniquement oui : en robinier, la planche tient la classe d'emploi 4 (NF EN 335) sans traitement, sur une maison comme sur un hangar. Esthétiquement, c'est autre chose : la largeur irrégulière et le bord ondulant donnent un rendu rustique qui s'accorde à une grange, un chalet ou une annexe, beaucoup moins à une façade contemporaine. Pour une maison, les lames aboutées profilées sont le produit adapté.

Les animaux d'élevage abîment-ils un bardage intérieur en robinier ?

Beaucoup moins qu'un bardage résineux. Le robinier est un bois dur, plus du double de la dureté du chêne, et il encaisse le frottement, les coups et le rongement. Des marques de dents et des angles émoussés apparaissent avec les années, sans conséquence structurelle sur une planche de 20 mm. Le bois posé est écorcé, donc inerte.

Pour aller plus loin

Nos produits : Planches · Bardage · Poteaux.

Contact : envoyez-nous les surfaces à couvrir et l'usage du bâtiment.

Avertissement. Article non contractuel, fourni à titre indicatif (photos et schémas compris). Le robinier est un bois naturel : les valeurs indiquées sont des ordres de grandeur, modifiables sans préavis ; en cas d’écart, seules la fiche technique du produit et les conditions générales de vente font foi. Vérifiez toujours la réglementation applicable à votre projet.

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